TYPE
Héritage
MAISON ROBERT-BÉLANGER
CLIENT
Arrondissement Saint-Laurent, Ville de Montréal
ÉCHELLE
5327 m2
ANNÉE DE RÉALISATION
2023
LIEU
Montréal, Québec, Canada
COLLABORATEURS
Architectes, DFS architectes / Génie, BPA ingénierie / Ethnoscop / Umanium
Le projet vise à commémorer le passé rural de la Maison Robert-Bélanger, tout en transformant son site en un lieu vivant, utile et ancré dans les valeurs contemporaines. Inspiré par la période rurale du XIXe siècle, l’aménagement extérieur adopte le thème de l’autosuffisance. Le site deviendra ainsi un témoin du passé tout en étant un acteur important dans notre société d’aujourd’hui.
Autour de la maison, une plantation ornementale composée de lilas, pivoines, iris et autres espèces d’époque évoque l’environnement floral d’antan. Adjacent à la résidence, un potager ancestral, ceinturé de perches de cèdre, présente des plantes comestibles patrimoniales. C’est via ce potager qu’on peut observer une évocation du four à pain, délimité par une bordure métallique, où l’intérieur est recouvert de galet, permettant ainsi de préserver ces vestiges.
Depuis la résidence Robert-Bélanger, un axe se dessine et permet au visiteur d’explorer le site. Ainsi, un chemin principal attenant à la maison, se poursuivant autrefois jusque dans les champs, nous permet d’accéder à la cour arrière. Composée de criblure de pierre faisant référence au gravier d’auparavant, cet espace ouvert permet à la fois d’accueillir des rassemblements et un chapiteau, ainsi que de manœuvrer et de parvenir au bâtiment principal par des escaliers ou une rampe accessible. C’est aussi grâce à cette cour que l’on peut avoir accès à une remise adjacente au potager ancestral.
À l’ouest de la maison, une chambre verte ombragée d’arbres matures accueille de petits événements culturels. À la suite de cet espace, un grand potager en deux sections se déploie de part et d’autre du sentier principal et permet une production agricole plus intensive. La parcelle près de la rue Céline-Marier est ceinturée d’une clôture en planche de cèdre suivant les contours exacts où se trouvait la grange d’autrefois. Ces potagers permettent de produire des légumes dont les récoltes sont distribuées aux organismes locaux. La gestion de ces deux potagers et du potager ancestral est sous la supervision d’un organisme locataire des lieux.
Au fond du site, un verger réinventé rassemble des espèces fruitières anciennes et actuelles, entouré de petits fruits et de fleurs comestibles. Des traces au sol évoquent l’empreinte de l’ancienne écurie. Des bancs rustiques et une grande table à pique-nique inclusive favorisent la convivialité, en hommage à l’esprit familial d’autrefois. Le dernier pommier d’origine est conservé, et des greffes ont été faites pour en perpétuer la lignée.
Annexe aux potagers et au verger, un boisé existant est protégé et bonifié pour soutenir la canopée urbaine et renforcer la biodiversité. Composé d’essences indigènes typiques de l’érablière à caryer, il rappelle à la fois l’usage historique du bois de chauffage et la culture acéricole.
Enfin, des outils agricoles patrimoniaux peints en jaune lumineux et ludique sont stratégiquement parsemés sur le site en référence au passé.
Ainsi, chaque sentier, chaque arbre, chaque pierre raconte une histoire — celle d’un lieu où la mémoire se cultive et où l’avenir s’enracine, tendrement, dans le cœur de la communauté.
Descriptif












